Le finale de la Sonate K. 331, qui imite une fanfare militaire turque. Des doubles croches légères et nettes : gardez les doigts près des touches.
L’histoire
Mozart a écrit cette sonate vers 1783, et elle a été publiée à Vienne en 1784. Son dernier mouvement, marqué « Alla turca » (à la turque), a fait sensation, et c’est encore le cas aujourd’hui.
Vienne avait été assiégée par l’armée ottomane un siècle plus tôt, et les fanfares militaires turques, les janissaires, avec leurs tambours, leurs cymbales et leurs triangles, fascinaient la ville. Mozart les imite, avec espièglerie et une pointe de moquerie, par des accords fracassants et des rythmes cliquetants à la main gauche.
En 2014, une bibliothécaire de Budapest a retrouvé quatre pages perdues de la partition autographe de Mozart, ce qui a tranché plusieurs vieilles questions sur les notes qu’il avait réellement écrites.
Trois choses à savoir
- Certains pianos de l’époque de Mozart possédaient une « pédale janissaire » qui faisait sonner une clochette et frapper un tambour à l’intérieur de l’instrument.
- C’est un rondo : le thème initial revient sans cesse entre des sections contrastées.
- Mozart avait 27 ans lorsqu’il l’a écrit.
Comment la jouer
Le début n’est fait que de petits gruppettos autour d’une note. Gardez-les légers et réguliers, comme si les notes tournoyaient.