Sonata quasi una fantasia, op. 27 nº 2. Des triolets égaux et feutrés sur des notes de basse lentes. Gardez les triolets parfaitement réguliers.
L’histoire
Beethoven l’a intitulée « Sonata quasi una fantasia », une sonate dans l’esprit d’une fantaisie, parce qu’elle enfreint les règles : au lieu de commencer vite, elle s’ouvre sur ce mouvement lent et feutré. Il l’a écrite en 1801, à 30 ans, au moment où il commençait à avouer à ses amis qu’il devenait sourd.
Il l’a dédiée à sa jeune élève, la comtesse Giulietta Guicciardi, dont il était amoureux. Le surnom est apparu cinq ans après sa mort, lorsque le critique Ludwig Rellstab a comparé le premier mouvement au clair de lune sur le lac des Quatre-Cantons.
Beethoven demandait que tout le mouvement soit joué très délicatement, pédale forte enfoncée, en laissant les harmonies se fondre les unes dans les autres comme une brume.
Trois choses à savoir
- La main droite joue des triolets, trois notes par temps, sans s’arrêter de la première à la dernière mesure.
- Beethoven aurait ronchonné que tout le monde parlait de cette sonate alors qu’il en avait écrit de meilleures.
- Le troisième mouvement, que vous pouvez importer, est l’une des pages les plus rapides et les plus furieuses qu’il ait jamais écrites.
Comment la jouer
Ces premières mesures sont pure atmosphère : des triolets sur une basse lente, avant l’entrée de la mélodie. Gardez les triolets doux et parfaitement réguliers, comme un battement de cœur, et laissez résonner les notes de basse.