Un chant de cabestan qu’on entonnait en levant l’ancre. Bien appuyé sur le temps, en D dorien, et de préférence joué fort.
L’histoire
Les chants de marins étaient des chants de travail. Leur rythme permettait à l’équipage de tirer ensemble sur les cordages, pour hisser les voiles ou remonter l’ancre. Le chant faisait passer plus vite un travail dur et dangereux.
La plus ancienne mention imprimée de celui-ci provient d’une campagne baleinière partie de New London, au Connecticut, en 1839. L’auteur notait qu’on le chantait « avec un fort bel effet lorsqu’une longue file d’hommes hale ensemble ».
Chaque couplet propose un châtiment pour le marin ivre : le mettre dans la chaloupe jusqu’à ce qu’il dessoûle, lui raser le ventre avec un rasoir rouillé… et l’équipage pouvait en inventer de nouveaux tant que durait le travail.
Trois choses à savoir
- Il est en mode dorien, comme Scarborough Fair.
- Toute la mélodie n’utilise que deux accords : D mineur et C majeur.
- Les chants de marins appartenaient aux navires marchands ; la Royal Navy décourageait généralement le chant pendant le travail.
Comment la jouer
Marquez fermement les temps forts : c’est une musique pour haler les cordages, alors accentuez vraiment le premier temps de chaque mesure.