Un ancien plain-chant de l’Avent en E mineur, chanté pendant cinq siècles dans de froides églises de pierre. La main gauche avance en simples accords d’hymne.
L’histoire
Le texte est issu des « antiennes Ô », de courts chants latins chantés pendant les sept derniers jours avant Noël depuis au moins le VIIIe siècle. Chacune invoque le Messie à venir sous un titre différent.
Le texte anglais le plus connu aujourd’hui a été traduit par John Mason Neale en 1851, et la mélodie lui a été associée quelques années plus tard.
Pendant longtemps, personne ne savait d’où venait la mélodie. En 1966, la musicologue Mary Berry l’a retrouvée dans un manuscrit français du XVe siècle, où elle était chantée lors des processions funéraires.
Trois choses à savoir
- Le refrain « Réjouis-toi ! Réjouis-toi ! » est le seul moment lumineux d’une mélodie par ailleurs écrite dans un mode mineur sombre.
- C’est l’une des plus anciennes mélodies encore largement chantées à Noël.
- Son rythme lent, proche du plain-chant, vient de la façon dont chantaient les moines, en suivant les mots plutôt qu’une pulsation stricte.
Comment la jouer
Phrasez comme si vous chantiez : respirez (levez les mains) à la fin de chaque vers.